25 novembre 2007, la foule se presse à l'entrée du Bataclan pour l'évènement soul de l'automne, la venue de la diva Jill Scott à Paris pour la 2ème fois en 7 ans de carrière et 3 albums studio.
Exempt de la faune interlope qui peuple généralement les concerts de rap, le public est ici très féminin. Normal, Jill Scott raconte des histoires de nanas avec sincerité et parfois crudité, ayant elle-même connu de récents déboires sentimentaux. La gent masculine est habillée pour l'hiver en douceur mais Jill avoue que s'en passer est toutefois difficilement concevable. L'assistance acquise à sa cause et sans doute grandement composée d'expatriés se délecte de ces anecdotes distillées entre 2 morceaux et les autres reçoivent en pleine face cette Nu Soul forte d'une sonorisation ultra puissante, d'un "band" irréprochable avec sa section de cuivre et d'une acoustique de salle d'une qualité exceptionnelle. A travers des compositions complexes aux accords contrariés, Jill Scott a l'intelligence de se maintenir dans cet univers Jazz/Soul sans tomber dans le piège de la facilité mielleuse qui caractérise les mélodies R'nB américaines.
Les grands médias sont, une fois de plus, passés à côté de l'évènement, occultant ainsi le talent et la maîtrise vocale incroyable de celle qui peut aisément rivaliser avec Alicia Keys ou Erykah Badu et montrer l'exemple à notre médiocre scène française. La France a Miss Dominique, l'Amérique a Jill Scott, voilà le grand fossé qui nous sépare, la faute sans doute à l'incapacité de nos minorités à tirer la substantifique moelle de leurs origines profondes, se contentant généralement de revendiquer et contester dans des succédanés de R'nB (Diam's, Amel Bent) ou de brailler des histoires futiles réservées à un public d'ados en mal d'identification (Vitaa). Les temps ne sont pas près de changer alors je me contente de faire partie de ce public de mélomanes, de connaisseurs, qualifié d'élitiste malgré lui et qui finalement se complait un peu dans la catégorie de ceux qu'on appelle les novateurs à défaut d'être des prescripteurs.
Mais...quel bonheur aussi d'avoir son petit jardin à soi.
La dernière vague de sondages Ipsos Média semble l'indiquer, il y a un frémissement d'audience au niveau des webradios.
Il faut dire que certains groupes ont mis le paquet pour offrir des formats alternatifs et censés toucher de nouvelles catégories d'auditeurs : NRJ Latina, NRJ Mastermix bootleg (bootlegs réalisés par des DJ's), NRJ Métal, Cherie FM Zen (jazzy), Cherie FM Concerts Live, Nostalgie British and American Legend, Nostalgie Slows de Légende, Vintage FG, FG Chic (garage, deep house)....
Globalement, alors que 22 millions de personnes sont concernées par la consommation convergente des médias (c.a.d la consommation hors du support d'origine), c'est le média radio qui tire le mieux son épingle du jeu. Au cours des 3 derniers mois, 17.5 millions de personnes (+1.1 %) ont écouté un programme radio sur Internet, soit 63% des internautes et 23% d'entre eux écoutent la radio sur support numérique tous les jours ou presque.
Si le support principal reste l'ordinateur, le téléphone mobile progresse également.
Concernant les webradios, les "pure-players" (radios uniquement présentes sur le web) deviennent de vrais challengers face aux offres des radios traditionnelles puisque 31% des internautes affirment avoir écouté une radio exclusivement web au cours des 3 derniers mois.
Je pense que cet engouement récent est le résultat de 2 phénomènes qui ont eu pour effet de créer puis de dynamiser un véritable marché de niches musicales.
Tout d'abord, un phénomène d'achat éprouvé par des E-marchands culturels comme Amazon et connu sous le nom de Long Tail ou Théorie de la Longue Traîne.
Alors que les points de vente traditionnels rationalisent leur offre en adoptant la politique du 20/80 (20%des articles proposés réalisent 80% du C.A.), Amazon réalise 50% de son C.A avec du back-catalogue.
Par quel procédé marketing réalise t-il cet exploit ? La Recommandation....Proposer à l'internaute d'acheter des albums dans un genre similaire au CD sélectionné et faisant partie d'un immense choix de réferences stockées en faibles quantités.
N'est-on pas rassuré de lire "les internautes qui ont acheté le même CD que vous ont aussi acheté X, Y ou Z" ? Apparemment oui et, de clics en clics, ces recommandations puisent progressivement dans un catalogue au départ réservé aux puristes ou aux spécialistes. Alors que l'on était venu pour acheter le dernier David Guetta, on repart également avec le dernier album de Groove Armada ! Quelle grande surface culturelle est capable d'orienter aussi puissamment ses clients et de doubler voire tripler la valeur initiale du panier ? aucune, à moins de disposer de vendeurs à la fois disponibles et compétents ce qui est rare.
Ensuite, un phénomène de consommation gratuite symbolisée par le diabolique système du Peer to Peer (P2P).
Ne voyant en lui que la cause de tous les malheurs de l'industrie du disque, on a oublié qu'il a contribué à créer une appétence croissante pour la musique, notamment grâce à la découverte et à la recommandation virale d'artistes qui ne sont pas exposés dans les médias traditionnels.
Les adeptes du téléchargement illégal sont-ils des fraudeurs à 100% ? ne participent-ils pas, eux aussi, à la promotion d'artistes de niches via l'échange ? Ne sont-ils pas aussi enclins à acheter un bon album découvert par le P2P ? Il serait intéressant d'avoir quelques chiffres sur le sujet.
Lorsque le P2P sera endigué par un réel arsenal répressif, ceux qui sont devenus "accros" par une consommation insatiable chercherons à perpétuer cette quête de la nouveauté par tous les moyens dont l'écoute des webradios (puis de la future Radio Numérique Terrestre).
Comme je le pense, les webradios profitent de l'explosion du marché des niches musicales en proposant des formats pointus qui correspondent aux nouveaux goûts de ces consommateurs devenus de plus en plus exigeants car on a développé leur culture globale et leur appétit. Même s'il est toujours possible d'enregistrer les morceaux grâce à une bonne qualité d'écoute (car on empêchera jamais ceux qui n'achètent jamais de disque d'enregistrer la radio), les droits d'auteurs (DRM) générés par la vente des morceaux diffusés sur le web doivent permettre aux artistes de ne plus être spoliés et de voir dans les webradios une main tendue vers la reconnaissance.
Suivons de près l'évolution de cette tendance qui annonce peut-être la fin de l'agonie de l'industrie musicale.
Ces versions revisitées représentent d'ailleurs une grande partie de la programmation de la très classieuse webradio Cherie FM Zen.
Ce Double CD regroupe les meilleurs titres des compilations "Jazz and 80's", "Jazz and 90's", "Bossa N' Marley", "Bossa N' Roses" et "Bossa N' Stones".
Contrairement aux sempiternels Buddha Bar et Hotel Costes aux tracklistings très contestables, tous les titres se suivent ici sans enchainements et avec une cohérence sonore remarquable.
Pas de fautes de goût et de remplissages honteux ce qui est rare vu le nombre de compilations lounge présentes dans les bacs et constituant de véritables impostures musicales.
Dans les chefs d'oeuvre, citons :
- Eve St.Jones : space cowboy (JAMIROQUAI)
- Ituana : waiting in vain (BOB MARLEY)
- The Cooltrane Quartet : wonderwall (OASIS)
- Dinah Eastwood : hungry like the wolf (DURAN DURAN)
- George White Group : gypsy woman (CRYSTAL WATERS)
- James Farelli : in the air tonight (PHIL COLLINS)
Convaincu, il m’engage rapidement et me confie la réalisation de l’émission ainsi que la production des fameux Top Dance megamixes, reflets du classement du hit des clubs français. On me choisit alors le pseudonyme "fort original" de DJ Bertrand.
Peu importe....Conscient de la chance qui m’était offerte et déterminé à optimiser la qualité de l’émission afin d’en consolider l’audience, je me lance dans l’élaboration de mixes avec des enchaînements toujours plus respectueux des harmonies et des rythmiques. Je perpétue l’idée de RLP de balancer des samplings de voix sur les chansons mais j’élargis largement la base de données avec des dizaines de nouveaux sons.
Finis les titres sauvagement interrompus par la pub au milieu d’un couplet ! Tout est calculé, édité afin que le megamixe diffusé se termine sur l’extro pour mieux faire passer la coupure.
Finies les rediffusions ! chaque mix hebdomadaire est inédit à l’antenne et rares sont les enchaînements déjà entendus auparavant.
J’ose même introduire de nombreuses productions « house » américaines hors classement et contribue ainsi à faire connaître des producteurs comme Masters at Work, Steve Silk Hurley ou David Morales.
Conscient qu’il fallait immortaliser ce travail, je pige chaque émission sur K7 durant près de 3 ans.
L’arrivée du podcasting me donne enfin l’opportunité d’exhumer ces trésors et de les livrer aux nostalgiques des années 90 (pour l’Eurodance allemande et italienne) ou à tous ceux qui n’ont pas connu l’âge d’or de la house music.
DJ Bertrand : les podcasts de mes megamixes
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le marché publicitaire français a connu une croissance de 4,4% en juillet 2007 par rapport à Juillet 2006 mais c’est le média Internet qui est à l’origine de la quasi-totalité de cette croissance. Ce chiffre amplifie une tendance qui lui avait permis de prendre 3 points de part de marché au cours du 1er semestre 2007, talonnant désormais les médias traditionnels.
Même si la télévision affiche encore une croissance de +3,6% sur un an, les autres médias affichent par contre des baisses significatives : -2,8% pour la presse écrite, -3,4% pour la publicité extérieure et même -4,5% pour les radios musicales.
D'ici à 2008, Internet devrait rentrer dans le trio de tête des grands médias au détriment de la radio.
Attaqué de toutes parts par les nouvelles pratiques multimédias (téléphone mobile, jeux vidéo, baladeurs musicaux, vidéo….), le salut du média radio, le « média pauvre », doit venir de sa « révolution numérique « qui, en apportant un hyper choix de programmes associés à des contenus multimédias pertinents, saura le rendre attractif et innovant pour des consommateurs de plus en plus exigeants et versatiles.
Malheureusement, sur le dossier, la France est à la traîne et n’a pas encore défini le cadre de la mise en place de cette technologie alors que d’autres voisins européens, pionniers en la matière, affichent des taux de couverture significatifs : 98% en Belgique, 85% au Royaume-Uni et 75% au Portugal
Genèse de la radio numérique en France
1991 : la naissance d’un club DAB (Digital Audio Broadcasting) permet d’expérimenter la technologie
1992 : des transmissions sont testées sur la bande L (bande utilisée actuellement dans les grandes villes de France pour l'émission de stations de radio numérique en DAB : région parisienne, Nantes, Lyon, Marseille, Toulouse)
1994 : le Royaume-Uni et l’Allemagne font figure de pionniers en permettant la réception sur une antenne de voiture alors que la France poursuit ses expérimentations
1995 : la première radio numérique naît à Londres. (On en dénombre désormais 400 au Royaume-Uni !)
1997 : 18 programmes voient le jour en région parisienne sur la bande L et une gamme d’autoradios permettant de les capter est présentée au salon IFA de Berlin
1998 : commercialisation des premiers auto-radios à écrans textuels
2002 : 350 000 récepteurs radios numériques sont vendues au Royaume-Uni. (aujourd’hui, 5 millions de britanniques en sont possesseurs)
2005 : le CSA entame les premières consultations
2007 : le choix de la technologie T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting), technologie améliorée du DBA , est adopté à titre expérimental par le CSA et le lancement des premiers appels d’offres est préparé.
fin 2008 : les premières émissions de radio numérique seront diffusables dans les grandes villes (30% de la population française)
2011 : la couverture nationale sera assurée à 75%
Quelles bandes de fréquence utiliser ?
La Bande III, utilisée notamment pour diffuser les programmes de Canal + en mode analogique, obtient les faveurs des acteurs du marché. Elle possède un avantage certain sur la bande L puisque elle nécessite moins d’émetteurs que cette dernière pour assurer la couverture d’un réseau, s’apparentant ainsi à la bande FM en termes de ressources.
Cependant, l’utilisation conjointe de la bande L pourrait être envisagé pour compenser la pénurie de fréquences en bande III lors du lancement de la RNT.
La bande III est également idéale pour intégrer la technologie DAB ce qui permettrait une harmonisation avec le réseau britannique, pionnier en la matière, et les réseaux des pays nordiques où cette technologie est également très développée.
Il reste un écueil concernant Canal + qui s’inquiète de l’arrêt du service de diffusion des programmes en analogique et de l’inévitable modification des équipements des abonnés qui en découlerait.
Il faut cependant prendre en considération l’intérêt économique que représente l’interruption d’une diffusion hertzienne extrêmement coûteuse pour les opérateurs.
Enfin, certains acteurs envisagent de numériser leurs émetteurs ondes longues, devenus totalement obsolètes, grâce à la norme DRM (Digital Radio Mondiale).
Quelles technologies adopter ?
En mai 2007, le gouvernement propose l’utilisation du DRM pour l'AM (ondes courtes, moyennes et longues), le T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting) pour la bande III et L avec la possibilité d'ajout du DAB+ (version améliorée du DAB), l'ESDR (European Satellite Digital Radio) et le DVB-SH (Digital Video Broadcasting - Satellite services to Handhelds) pour la radio par satellite.
Le Groupement pour la Radio Numérique (GRN), créé en septembre 2006 et rassemblant les grands groupes de radio représentant 90% de l’audience ainsi que des fabricants, se sont prononcés pour l’adoption de la technologie T-DMB, recommandation suivie par le CSA. Ce choix repose sur le constat du succès mitigé du DAB en Europe et sur le fait que la Corée du Sud, pionnière du T-DMB essentiellement pour diffuser de la vidéo, dispose d’une gamme de récepteurs fabriqués à l’échelle industrielle et donc d’un coût très faible s’ils devaient être proposés aux consommateurs français à l’occasion du lancement de la RNT.
La solution T-DMB semble donc satisfaire tous les acteurs.
Or, des expérimentations sont actuellement menées à la fois sur les technologie DAB+, DRM et T-DMB ce qui fait que rien n’est entériné.
En effet, le choix de la T-DMB comme solution unique isolerait la France, le DAB+ étant la norme retenue chez de nombreux voisins européens.
En outre, le WorldDMB, organisme chargé de la promotion du DAB dans le monde, recommande l'utilisation du DAB+ pour des services de radio et le T-DMB pour des services multimédia utilisant de la vidéo.
Le T-DMB (système DAB doté d’un encodeur vidéo et utilisant un langage appelé BIFS), permet la diffusion de l’image et du son au format MPEG 4 (avec la norme de compression AAC+ divisant par 10 le poids du fichier) et la réception des contenus sur les récepteurs portables et les téléphones mobiles.
De plus, occulter le choix de la norme DVB-H, concurrente du T-DMB et totalement dédiée à la réception sur les téléphones mobiles, serait contraire à la perspective de convergence des médias souhaitée par de nombreux acteurs du marché même si cette technologie se montre deux fois plus gourmande en émetteurs.
Les avantages de la radio numérique
La RNT arrive à point nommé pour soulager une bande FM saturée avec pas moins de 6000 fréquences et des chevauchements de stations pénibles dans les grandes agglomérations. Désormais, plusieurs programmes pourront cohabiter sur la même fréquence et un programme national sera donc nettement moins gourmand en ressources.
Mais son attrait principal réside dans la pertinence des contenus et des services qu’elle va proposer, la débarrassant définitivement de son étiquette de « média pauvre ».
1/ diffusion associée à des contenus multimédias
- Titre du morceau diffusé
- Pochette
- Biographie/discographie de l’artiste
- Possibilité d’achat du titre en téléchargement immédiat
- Billetterie pour les spectacles associés à l’artiste diffusé
- Liste des invités participants à un talk
- Possibilité de soumettre des questions lors d’un débat
- Possibilité de voter pour des titres à diffuser dans un classement
- Prévisions météo
- Etat du trafic
- Diffusion de concerts filmés et de vidéos
2/ Une qualité de son proche de celle du CD et ce grâce à l’utilisation d’un procédé d’encodage performant : le MPEG-4.
Il est même envisageable de proposer
des programmes en 5.1 ce qui représenterait un attrait considérable pour
les mélomanes, notamment en matière de musique classique, une finesse et une
dimension spatiale qui s’opposerait à la brutalité du son compressé/expandé qui
caractérise une grande partie de la bande FM, émissions diffusées en linéaire
(sans compression) mises à part.
3/ Une couverture
quasi-totale du territoire qui permettant aux régions défavorisées de
bénéficier des mêmes programmes que les gros bassins de population
4/ Plus de parasites, de
grésillements, de chevauchements de fréquences
5/ Le Time shifting :
possibilité de mettre en pause une émission puis de la reprendre
6/ Possibilité d’écoute en
différé
7/ Pas de changement de
fréquence quel que soit le lieu où l’on se déplace, la notion de fréquence
disparaissant par la même occasion puisque l’accès aux différentes radios se
fera par l’intermédiaire d’un guide des stations classées par ordre
alphabétique (comme pour la TNT) ou par préférences
8/ Un hyper choix de
programmes grâce à l’émergence de radios thématiques
9/ Une multiplicité des
formats de réception ; transistor, tuner, baladeur, mobiles,
autoradios…
Ses inconvénients
- Nécessité d’achat un récepteur fixe dédié (mais les prix sont raisonnables aux alentours de 100 €)
- Nécessité de posséder un téléphone mobile qui embarque la norme
Enjeux économiques, culturels et techniques
1/ Le retour en grâce chez les annonceurs
La notion de continuité du service au niveau des conditions de réception, l’élargissement de l’offre à des zones défavorisées, la diffusion de contenus multimédias, autant d’atouts qui doivent permettre de séduire à nouveau les annonceurs.
La grande diversité supposée du paysage radiophonique étant un leurre, l’émergence de radios thématiques qui reflètent la multiplicité des goûts, des cultures permettrait de développer une stratégie marketing de niches que les radios généralistes ne sont pas en mesure de proposer.
2/ Le rôle des éditeurs de services
La majorité des intervenants a opté pour l’attribution exclusive des fréquences aux éditeurs de services (ex : AFP, Bouygues Télécom, Viamichelin….) afin de préserver la survie des radios associatives (catégorie A) qui n’auraient pas les moyens financiers de développer elles-mêmes des services de qualité.
Il faut cependant être vigilant sur deux points :
Garantir l’indépendance culturelle et politique de ces radios associatives qui deviendront tributaires des éditeurs pour pouvoir offrir un contenu attractif
Veiller à ce que la radio numérique et ses programmes ne deviennent pas un prétexte pour promouvoir avant tout ces services
3/ la crainte d’une fragmentation de l’audience et des recettes publicitaires
Déjà échaudés par la chute des investissements au 1er semestre 2007, un certain nombre d’acteurs voient en l’arrivée de nouveaux entrants une érosion probable des recettes publicitaires.
De même, les grosses radios musicales qui appuient leur programmation sur la base des top 40 européens et U.S. pourraient être mises à mal par des radios aux programmations audacieuses qui trouveraient un auditoire de choix parmi une population dont l’appétence musicale ne peut se satisfaire de playlists répétitives et dont la curiosité a été aiguisée par le recours massif au peer to peer.
Enfin, certaines radios souhaitent une diffusion en IBOC (In Band One Channel), c’est à dire une diffusion simultanée en analogique et en numérique sur la bande FM afin de ne pas modifier les habitudes des utilisateurs.
4/ Une RNT gratuite ou payante ?
Le public, habitué à la gratuité, verrait d’un mauvais œil la mise en place d’un modèle payant risquant d’entraver la popularisation de la RNT.
Cependant, il existe bien aux Etats-Unis des modèles payants qui ont su séduire 10 millions d’abonnés (environ 10$/mois).
De même, en France, la télé payante, a démontré que son modèle économique était pérenne s’il est associé à des contenus qualitatifs.
Ainsi, il me parait envisageable de faire cohabiter deux systèmes, l’un gratuit, copie conforme du modèle FM actuel basé sur la publicité, l’autre payant visant des radios thématiques proposant des programmations, débats, concerts ou services dont la pertinence ou l’aspect « exclusif » représentent une valeur qui rend le paiement d’un abonnement acceptable pour l’auditeur.
5/ Pertinence des données et multiplicité des formats de conversion
Au niveau technique, c’est la capacité de l’opérateur à collecter rapidement des données, à automatiser leur traitement afin de les rendre disponibles sur tous les formats de réception, à montrer un savoir-faire en proposant des contenus pertinents, inédits ou exclusifs qui feront qu’il deviendra un acteur incontournable ou non.
Notons enfin au niveau de la fameuse notion de pertinence, la nécessaire capacité de l’opérateur à diffuser des données asynchrones, c’est à dire des données non directement liées au programme diffusé, et qui pourraient permettre d’afficher des informations pratiques (alertes enlèvement, météo, trafic) ou faire office de teasing ou d’annonces de programmes ou de jeux à venir à l’antenne.
CONCLUSION
Du succès ou non de la RNT, le public sera seul juge et nul n’est en mesure de prédire un réel engouement, notamment au niveau de la cible « jeune » particulièrement avide de nouveautés, même si la TNT a su montrer la voie.
Les grandes causes enfantent parfois de grands concerts (Concert
for Bangladesh en 1970, Live Aid en 1985...) et forcément de grands moments comme cette fantastique prestation d'Alicia Keys au Live Earth du 7 juillet
dernier devant un public new-yorkais embarqué dans une version furieusement gospel d'un titre déjà promis au Panthéon de la Soul : "If i ain't got you".
Captain Resident, un curieux pseudo choisi à la hâte en octobre 1999 alors que je faisais mes premiers pas dans le monde de l'internet en tant que webmaster/animateur d'un site de chats et de forums nommé Cerclo.
Un choix finalement judicieux puisque les utilisateurs en déduisirent que j'étais en quelque sorte le Captain du navire et que, par conséquent, j'étais un Résident du site, m'accordant par la même occasion une popularité inespérée.
Il faut dire que mes fonctions de modérateur m'imposaient une certaine omniprésence dans les salons de chat, une tâche accomplie avec humour, convivialité mais avec grande fermeté lorsque la situation l'imposait.
Or, ce pseudo avait une antériorité bien éloignée de cet univers puisqu'il faisait référence au jeu vidéo Resident Evil dont j'étais un joueur acharné, et dans lequel ma dextérité à dézinguer les zombies me valut un jour le surnom de Captain Resident.
Cette précision faite, sachez que je ne suis pas un sapiteur et encore moins un expert dans quelque domaine que ce soit. N'attendez donc pas de ce blog des infos exclusives ou des scoops en tous genres.
Ceci est ma vitrine, tout simplement. Qu'elle puisse vous donner l'envie d'aimer ce que je vous présente, ce que je crois être de bon gout même si ça n'est que le reflet du mien.
Si ce blog me permet d'enrichir mes connaissances par l'échange et, peut-être, connaitre des internautes qui partagent mes convictions, l'essentiel sera atteint.